Sénégal : Le numérique pèse 8% dans le PIB

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Secteur stratégique, les TICS démontrent de jour en jour leur poids dans l’économie. Au Sénégal, ce secteur se caractérise par son dynamisme et son importance. Selon Mayacine Camara, Coordonnateur de la Direction générale de la Planification et des Politiques Economiques (DGPPE), qui prenait part à l’Atelier de prospective sur l’économie numérique pour une croissance inclusive au Sénégal, la part du secteur des TIC est très considérable dans la formation du PIB, en se situant par exemple à 8,7% en 2016.

En outre, souligne-t-il, l’indice de développement des TIC pour le Sénégal s’est considérablement amélioré entre 2015 et 2016. La mise en œuvre du PSE, à travers la Stratégie « Sénégal numérique 2025 », va davantage porter le secteur des TIC et conforter la position du Sénégal comme leader sous-régional.

De même, la fracture numérique s’est considérablement réduite depuis la mise en œuvre du PSE. A ce titre d’ailleurs, le Gouvernement a déjà entamé la mise en œuvre du projet de Parc des Technologies Numériques (PTN) pour aménager 25 hectares sur le pôle urbain de Diamniadio, dans le souhait de constituer une plateforme de classe internationale de l’innovation et du développement de services numériques.

« Aujourd’hui, la digitalisation économique est un phénomène tendanciel pour dématérialiser l’économie en s’appuyant sur les technologies de numérisation. Dans cette optique, nos collègues des impôts, de la douane et du trésor ont entamé un processus irréversible sur la e-tax, e-dépenses et e-courriels », note Mayacine Camara.

Selon lui toujours, le Ministre des finances s’est engagé à poursuivre cette dynamique pour mieux répondre aux besoins de nos concitoyennes et concitoyens, de nos partenaires financiers et des investisseurs étrangers. Toutefois, il a rappelé des défis à relever notamment : il s’agit de la prise en compte, dans notre système éducatif et de formation professionnelle, du processus de numérisation, en vue d’une meilleure adéquation entre offre et demande d’emploi.

« Nous devrons également nous poser des questions relatives à la transition entre la micro-informatique et l’intelligence artificielle qui seront, certainement, une révolution de la prospective numérique de demain. Il faudra aussi définir un cadre de responsabilité des entités privées prêtes à accompagner le PSE, à travers la stratégie Sénégal Numérique (SN 2025) », conclut-il.

Pathé Touré

(Source : Le Journal de l’Economie Sénégalaise, 6 mars 2018)

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via osiris

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