Selon Yves Castanou, le point d’échange internet du Congo CGIX va s’interconnecter à celui de l’Angola, Angonix

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L’Agence de régulation des Postes et des communications électroniques (ARPCE) du Congo a indiqué ce 16 avril 2019 à Brazzaville au Salon Osiane 2019 que le point d’échange Internet congolais CGIX est désormais le premier point d’échange Internet sous-régional (Afrique centrale). Ceci avec le support de l’Union africaine qui a accompagné l’ARPCE dans ce projet. L’UA, par le biais de Moses Bayingana du département TIC et Infrastructures de l’Union africaine présent à Brazzaville, a par la même occasion reçu la reconnaissance et les remerciements d’Yves Castanou, le DG de l’ARPCE.

Yves Castanou a fait remarquer que contrairement au Congo Brazza, beaucoup de pays de l’Afrique centrale ont commencé la migration de leur point d’échange Internet à l’échelle sous-régionale, mais n’ont pas encore terminé. En plus du soutien de l’UA, l’ARPCE a noué des partenariats importants avec des Français (France IX) et des Allemands pour son accompagnement.

Maintenant, nous sommes capables d’accueillir les GAFA et les grands éditeurs et fournisseurs de contenus. Ces grands acteurs de l’économie numérique, pour venir s’interconnecter à votre point d’échange Internet, exigent une capacité de connexion de 10 Go. Maintenant, nous sommes capables de le faire. Pour nous, c’est une très bonne avancée” Yves Castanou

« Dans le cadre de ce projet, nous avons mis un accent sur la formation. Il fallait que nos équipes de gestion du CGIX soient formés pour être capables de gérer le point d’échange sous-régional. C’est ce qui a été fait. Nous sommes reconnaissants de l’accompagnement de l’Union africaine. Aussi, il a fallu upgrader et mettre à niveau notre point d’échange Internet. Au départ, le CGIX était un point d’échange internet local. Aujourd’hui, avec tout ce qui a été fait, nous sommes un point d’échange Internet sous-régional. Le CGIX est devenu le point d’échange Internet de la sous-région Afrique centrale. Maintenant, nous sommes capables d’accueillir les GAFA et les grands éditeurs et fournisseurs de contenus. Ces grands acteurs de l’économie numérique, pour venir s’interconnecter à votre point d’échange Internet, exigent une capacité de connexion de 10Go. Maintenant, nous sommes capables de le faire. Pour nous, c’est une très bonne avancée », se réjouit le DG de l’ARPCE.

Interconnexion prochaine avec l’Angola

Plus encore, le CGIX et le Gab-IX au Gabon sont déjà interconnectés, annonce Yves Castanou. Tout comme l’ARPCE envisage d’autres interconnexions avec plusieurs autres pays au rang desquels l’Angola. « Nous avons déjà signé un mémorandum avec notre voisin frère gabonais le Gab-IX. Les deux points d’échange Congo et Gabon sont déjà interconnectés. C’est une très bonne avancée. Nous sommes également en train de travailler avec les Angolais pour interconnecter le CGIX et l’Angonix. Le but c’est de s’interconnecter avec tous les points d’échange Internet possible », explique le DG de l’ARPCE.

Présent à Brazzaville pour le salon Osiane 2019, Pierre Dandjinou, le vice-président de l’Icann pour l’Afrique, salue cette avancée notable qu’il appelle depuis plus de dix ans dans les pays africains. Jean-Jacques Massima Landji, le représentant de l’UIT pour l’Afrique centrale et Madagascar, salue également cette initiative et remercie l’Union africaine qui finance ces projets « qui sont quand même de cinq millions de dollars avec le soutien de l’Europe et d’autres partenaires qui risquent encore d’arriver ». « Vous avez le chemin de fer, c’est bien ! A présent, il faut mettre la locomotive qui va tirer les wagons. Si non, on va assister à la situation où l’on voit le chemin de fer, mais où on ne voit jamais les trains passer et ce sont les gens qui y marchent à pied. Il faut éviter cela », suggère-t-il. Pour lui, les conditions doivent être créées afin que start-uppeurs, les entreprises et PME puissent bénéficier des avantages qu’offre ce point d’échange Internet.

Le point d’échange Internet CGIX

Initié par l’Agence de régulation des postes et des communications électroniques sous l’impulsion de son directeur général, le point d’échange Internet du Congo (CGIX) avait été lancé le 10 mai 2013 avec quatre acteurs connectés. Il s’agit de deux opérateurs de téléphonie mobile (MTN et Airtel) et de deux Fournisseurs d’Accès Internet fonctionnels (OFIS et Isecure Télécom).

En mai 2017, il avait été retenu par la Commission de l’Union Africaine pour devenir le nœud Internet de la sous-région d’Afrique centrale. C’est dans ce cadre qu’une migration de sa plateforme a été faite au cours du mois d’août 2018 avec l’accompagnement technique de son partenaire France-IX.

D’après les informations disponible sur son site web, la plateforme CGIX est constituée d’un Core Network composé d’un switch Brocade MLX disposant de 40 ports de 1 Gbit/s et 16 ports de 10 Gbit/s ; d’un réseau de management ; d’un réseau de supervision (Observium) ; d’un réseau de services (Looking-glass, route server…) et d’un réseau de peering où sont connectés tous les opérateurs.

En janvier 2019 par exemple, le trafic au sein du CGIX avait augmenté par rapport au mois de décembre 2018. Les débits Inbound et Outbound moyens et les volumes de données entrant et sortant mensuels avaient augmenté de plus de 65 %.

Beaugas-Orain DJOYUM

(Source : Digital Business Africa, 17 avril 2019)

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via osiris

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