En 2025, la 3G représentera encore 58% des réseaux mobiles d'Afrique subsaharienne et la 4G 28%

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En 2019, les technologies et services mobiles ont généré 9% du PIB en Afrique subsaharienne – 155 milliards USD. Relever le niveau de pénétration du très haut débit, à l’aube de l’économie numérique, a le potentiel de multiplier cette performance économique.

En 2020, la technologie mobile de troisième génération a représenté 52% des réseaux mobiles d’Afrique subsaharienne contre 36% pour la 2G et seulement 12% pour la 4G. D’ici 2025, l’Association mondiale des opérateurs de téléphonie (GSMA) indique que la 3G représentera 58% des réseaux mobiles contre 28% seulement pour la 4G. Dans son rapport GSMA Mobile Economy 2021, l’Association indique que la place de la 2G dans les réseaux mobiles chutera à 11% tandis que la 5G qui a déjà fait son apparition sur le continent représentera moins de 10% des réseaux mobiles.

Selon la GSMA, les opérateurs télécoms investiront près de 50 milliards USD dans leurs réseaux d’ici 2025 et 34% de cette somme sera destinée à la 5G. C’est donc la 2G, la 3G et la 4G qui contribueront à porter le nombre d’abonnés mobiles à un demi-milliard en 2021 en Afrique subsaharienne. C’est la 3G et la 4G qui soutiendront l’atteinte d’un milliard de connexions mobiles en 2024 et 50% de pénétration des abonnés d’ici 2025, estimés par l’Association dans son rapport The Mobile Economy Sub-Saharan Africa 2020. Cependant, au regard des enjeux de la transformation numérique accélérée par la Covid-19, ces performances semblent insuffisantes pour la GSMA.

L’organisation internationale affirme que « l’industrie mobile en Afrique subsaharienne a largement relevé le défi de garder les particuliers et les entreprises connectés pendant la pandémie, malgré les changements dans les modes de consommation de données. Cependant, avec près de 800 millions de personnes dans la région toujours non connectées à l’Internet mobile, il n’a jamais été aussi urgent de combler la fracture numérique ».

Actuellement, l’Afrique subsaharienne occupe la dernière place au monde en matière de qualité des réseaux télécoms. Dans leur étude « THE NETWORK READINESS INDEX 2020 : Accelerating Digital Transformation in a post-COVID Global Economy », Portulans Institute et Sterlite Technologies Limited révèlent que le continent est la région la moins prête à tous les niveaux, notamment sur le plan technologique.

D’ici 2024, la GSMA estime que la contribution économique du mobile à l’économie de l’Afrique subsaharienne atteindra près de 185 milliards USD. Une performance qui pourrait être bien plus importante à l’aube de l’économie numérique si l’investissement dans le très haut débit est relevé.

Muriel Edjo

(Source : Agence Ecofin, 13 septembre 2021)

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