35 ans d'existence au Sénégal : Les agents de la Sonatel livrent les clés du succès de leur groupe

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L’explosion des usages auxquels il faisait face aussi bien au niveau de la voix fixe comme mobile, au niveau de la data, de l’Internet, a été bien anticipée, dans parfois un esprit de coopération avec leurs partenaires stratégiques. Et c’est ce qui a permis au groupe de la Sonatel d’être leader, aujourd’hui, dans le secteur des télécoms au Sénégal. C’est ce qu’a soutenu, hier, leur directrice des Opérations internationales, Fatoumata Sarr Dieng, lors de la célébration des 35 ans d’existence du groupe.

Le groupe Sonatel a fêté, hier, ses 35 ans d’existence au Sénégal, après sa loi de création qui est intervenue en juillet 1985. « Il fallait une stratégie, une chenille ouvrière pour construire cette Sonatel dont on parle 35 ans après.

La Sonatel était déjà un vivier de compétences. En 1996, nous étions déjà assez très bien formés et que nous disposions de toutes les expertises. On n’avait pas de honte devant les meilleurs du monde. On a anticipé les ruptures et les mutations technologiques qui allaient dans les années à venir nous occuper et transformer durablement cette Sonatel. (Â…) L’explosion des usages auxquels on faisait face aussi bien au niveau de la voix fixe comme mobile, au niveau de la data, de l’Internet, a été bien anticipée, dans parfois un esprit de coopération avec nos partenaires stratégiques”, explique la directrice des Opérations internationales de la Sonatel, Fatoumata Sarr Dieng.

Madame Dieng rappelle qu’en 1996, ils venaient de terminer la numérisation du Corp Network, avec le dernier projet appelé « Diourbel 96”, qui leur avait permis de déposer les anciens centraux au Pentaconta de Diourbel, de Bambey et de Touba. « Cela a été l’occasion de déployer la fibre optique. A l’époque, nous avions des faisceaux hertziens et c’était la période d’un déploiement massif de fibre optique et même l’introduction des boucles optiques. Concernant le réseau mobile et après l’expérience avortée de Radiocom 2000, avec le réseau mercure, nous avions déjà lancé le réseau GSM, en fin septembre 1996. De la même façon que l’Internet était lancé durant cette période au niveau du Sénégal”, poursuit-elle.

Pour accompagner la révolution du mobile qui s’annonçait, la directrice des Opérations internationales de Sonatel a cité trois projets. Il s’agit du passage de 6 à 7 chiffres, en 1997. « Le succès de ce projet était considéré comme un exploit par nos collègues de France Télécom. Le second projet, c’était le plan d’équipement de 97-2000 qui a été entièrement réalisé par des Sénégalais. Enfin, le dernier projet, c’est l’enrichissement de l’offre de services, aussi bien pour nos abonnés du fixe que du mobile. Ceci à travers l’introduction des plateformes de services telles que la plateforme de réseau intelligent qui a été notre riposte à l’arrivée de notre premier concurrent sur le mobile, pour nous permettre de lancer nos offres prépayées Diamono, en octobre 1998”, affirme Mme Niang.

Et l’ancien directeur général de la Sonatel, de 1988 à 2012, Cheikh Tidiane Mbaye, de renchérir qu’un élément « essentiel” qui a fait le « succès de Sonatel”, c’est qu’ils ont « ce souci non seulement d’être la préférence, mais d’anticiper”.

Pour sa part, l’ancien syndicaliste du groupe, Mamadou Aidara Diop, a relevé qu’il y avait une tentative le marché en perspective d’avoir des joint-ventures pour créer d’autres sociétés. « Si nous n’avions pas fait cette opposition, on n’aurait pas entendu parler de Sonatel aujourd’hui. Comme on n’entend pas parler de Côte d’Ivoire télécom, Sotelgui, Malitel. On entend parler rarement de Camtel. C’est le privé qui serait venu au Sénégal pour créer et développer les télécoms. Cela, on le doit à la perspicacité du management, au caractère alerte du mouvement syndical de Sonatel. Qui, pour cette fois, n’a pas pris la même position qu’en 85. Nous avons accompagné le processus avec une convergence parfois conflictuelle avec la direction générale. Mais une convergence forte pour faire en sorte que le secteur des télécoms reste un secteur de compétitivité et de croissance au profit de notre pays, de l’ensemble des acteurs de notre économie”, témoigne M. Diop.

Mariama Diémé

(Source : Enquête, 20 novembre 2020)

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